Accueil » Conférences, Culture, Grandes lignes

Journées de la Jeunesse Marocaine 2011

4 mai 2011 1 686 views 0 commentaire

Jeunesse 2.0

Après une première édition sous le signe d’une jeunesse qui pense son avenir, une deuxième où l’on a vu à l’œuvre une jeunesse investie et une troisième avec une jeunesse (im)pertinente, cette année, les JJM 2011 mettront à l’honneur cette audace propre à la jeunesse, cette « Jeunesse 2.0 » qui posera un regard volontairement critique sur des sujets qui font l’actualité du Maroc d’aujourd’hui, dans sa pluralité, ses singularités, ses combats et ses nouveaux visages.

Programme 2011

Du 13 au 15 Mai, à Eurosites Paris République (métro République).

Vendredi 13 Mai

> 18h : Ouverture des JJM.
> Interview vérité avec une personnalité marocaine.
> 20h : « Blogosphère : Clic ou déclic révolutionnaire ? »

Samedi 14 Mai

> 14h : « Les Marocains et la sexualité: ‘vie sur la planète taire’ ? »
> 16h : « Kanehder, Ssaoualkh, Atakallam, Je parle, Hablo, I speak… Quoi au juste ? »
> 18h30 : « Sport : pourquoi ça ne tourne pas rond ? »

Dimanche 15 Mai

> 14h : « Réformer la constitution : cela suffira-t-il ? »
> 17h : « Que doit-on à la France ? »
> 19h : Projection des courts métrages ‘Linge Sale’ et ‘De l’Autre côté’, et du film documentaire ‘Entre Désir et Incertitude’.

Téléchargez le programme détaillé pour plus d’informations.

Synopsis des débats

Réformer la constitution : cela suffira-t-il ?

Le discours prononcé par le Roi le 9 mars dernier a marqué une étape nouvelle, qui fonde les espoirs d’un renouveau démocratique. Cependant certains observateurs disent leur scepticisme quant à l’étendue de cette révision constitutionnelle. Pour d’autres, il serait téméraire d’affirmer qu’une refonte de nos institutions suffit à établir durablement un ordre démocratique. Ainsir l’on peut légitiment se demander si la réforme de la constitution est suffisante?

Blogosphère : Clic ou déclic révolutionnaire ?

Twitter, Facebook, internet : pour beaucoup c’est là l’une des pierres angulaires des révolutions du « Printemps arabe ». Jeunesse 2.0 ou l’outil informatique au service de la contestation politique, voilà le trait d’union entre les insurrections spontanées et libératrices qui ont secoué la Tunisie, l’Egypte, la Libye, la Syrie pour ne citer que ces pays là. Il apparait ainsi nécessaire d’analyser le rôle véritable des ces vecteurs de communication dans la mesure où ils bouleversent le paradigme des révolutions : la maturation idéologique, la violence politique, l’érection d’un leader derrière lequel s’identifient et se rangent les masses. La rue arabe a-t-elle donc tué les théories révolutionnaires de nos parents ? Tweeter est-ce s’engager ?

Kane hder, Ssaoualkh, Atakallam, Je parle, Hablo… Quoi au juste ?

Notre multiplicité linguistique est le signe d’une culture plurielle, qui n’a pas empêché l’avènement d’une nation dans son unité. Cependant cette diversité linguistique pose divers problèmes concrets : la reconnaissance des langues amazigh, la distance qui s’instaure avec l’arabe classique ou le poids du français. D’où l’importance de s’interroger : la Darija, est-ce l’ultime remède ? La langue orale peut-elle s’imposer comme première langue, langue écrite, administrative et littéraire ? La Darija n’est-elle pas au contraire un expédient qui nous fait oublier les autres problèmes irrésolus ?

Les Marocains et la sexualité : ‘vie sur la planète Taire ‘ ?

Tabou parmi les tabous, la sexualité est considérée comme problématique au Maroc où la société patriarcale et les valeurs islamiques ont imposé un silence pesant sur les relations humaines, et un rapport tourmenté au désir. Cependant, dans le secret, on assiste à l’évolution du comportement des marocains vis-à-vis du sexe. Cette dichotomie nous pousse à nous interroger : arrivera-t-on un jour à dépasser cette honte qui entoure le sexe ? Qu’en est-il de l’éducation des parents, des institutions publiques et religieuses ?

Sport : pourquoi ça ne tourne pas rond ?

Au vu de l’actualité de ces derniers mois, il semblerait que les gouvernants marocains tentent d’insuffler une nouvelle dynamique, positive si elle en est, dans la planète sport. Des initiatives certes encourageantes et louables mais qui posent un certain nombre de questions. Quel doit être la part du sport dans une politique sociale plus globale à l’échelle nationale ? Faut-il se concentrer sur le Football ? Faut-il donner la priorité au haut niveau ou au contraire essayer de faciliter l’accès au sport à la jeunesse marocaine ? Développons-nous le sport pour en faire un exutoire social ou un veritable levier de développement socio-économique ?

Que doit-on à la France ?

La loi votée par le parlement français en 2005 qui insiste sur le « rôle positif » de la colonisation a eu le mérite de faire ressurgir une question fondamentale : celle des conséquences de l’œuvre colonial dans son ensemble. Tandis que notre voisin algérien entretient des rapports tourmentés avec la France, il semblerait que notre histoire soit celle de l’amitié franco-marocaine. Est-ce par pur pragmatisme ? Economiquement et politiquement, comment l’époque coloniale a-t-elle façonné le Maroc d’aujourd’hui ?

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
Loading...Loading...

Laissez vos commentaires !

Ajoutez votre commentaire si dessous, ou le trackback de votre propre site. Vous pouvez aussi vous abonner aux commentaires via RSS.