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Journées de la Jeunesse Marocaine 2010

24 avril 2010 1 192 views 0 commentaire

Les Journées de la Jeunesse Marocaine sont de retour et, pour leur troisième édition, mettent à l’honneur…

Une jeunesse (im)pertinente

Après une édition placée sous le signe d’une jeunesse qui pense son avenir et une seconde où l’on a vu à l’œuvre une jeunesse investie, cette année, les JJM 2010 mettront à l’honneur cette audace propre à la jeunesse et poseront un regard volontairement critique sur des sujets toujours aussi originaux, et pleinement inscrits dans l’air du temps. C’est donc une jeunesse inquisitrice, à la limite de l’impertinence, qui interrogera les faiseurs de l’actualité marocaine, et poussera la réflexion jusqu’au bout, par amour du débat et pour mieux appréhender les multiples réalités marocaines.

Un rendez-vous culturel

Cette année, nous avons fait le choix aussi de mettre à l’honneur l’art et les jeunes artistes. Ainsi, une exposition d’art aura lieu pendant les 3 journées, où de jeunes artistes marocains en quête de rencontre avec le public exposeront peintures, photographies, sculptures, etc. Nous poursuivrons notre tradition cinématographique à travers la projection, en présence des réalisateurs qui viendront échanger avec le public, de :

  • The Man Who Sold The World, dernier long métrage des frères Noury
  • De Casa au Paradis, court métrage de Hind Meddeb et Gilles Fenwick

Pour plus d’informations, consulter le site internet dédié : www.journees-jeunessemarocaine.com

Programme 2010

Vendredi 14 Mai

> 18h : Ouverture des JJM.
> Interview vérité avec une personnalité marocaine.
> Médias – “Télévision marocaine : les Marocains ne captent plus ?’’
> Diffusion du court métrage ‘‘De Casa au Paradis’’ de Hind Meddeb et Gilles Fenwick.

Samedi 15 Mai

> 14h : Débat : “Société civile : lutte en silence ?”
> Economie – “Quand le Maroc se met au Vert…”
> Table ronde – “Le sésame… Et après ?”
> Concert de Nabyla Mâan et Tarik Hilal (Numydia).

Dimanche 16 Mai

> 14h : Politique – “Realpolitik, à quoi servent les politiques ?”
> Culture – “Nayda, révolution culturelle ou poudre aux yeux ?”
> Projection du long métrage “The Man Who Sold The World” des Frères Noury.

Synopsis des débats

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Economie – Quand le Maroc se met au vert…

A l’aube de l’ère écologique, le Maroc entend devenir un modèle de référence sur le continent africain en termes d’avancées environnementales. Outre l’aspect éthique de la question, ce sont autant d’industries ‘vertes’ qui émergent au Maroc, à l’instar des énergies renouvelables ou le retraitement des déchets.
Cependant, ce potentiel inexploité pour le développement économique du pays s’accompagne de faiblesses évidentes : l’absence d’un cadre légal clair, d’aides à la conversion environnementale, de pôles de compétence réels et de fonds de développement énergétique.
Dès lors, existe-t-il de véritables opportunités de croissance verte au Maroc ? Quel cadre économico-juridique leur serait alors le plus favorable ?

Société – Société civile : une lutte en silence ?

Que ce soit pour le développement rural, les droits de l’homme, l’amélioration des conditions des plus démunis, l’intégration des zones et des populations les plus marginalisées, les associations marocaines œuvrent activement dans l’espoir d’apporter des solutions à ces problèmes.
Pour autant, leur tâche n’a pas toujours été facile : les pouvoirs publics, après avoir longtemps réprimé puis concurrencé l’action des associations, s’appuient aujourd’hui sur celles-ci comme des partenaires locaux, bénéficiant de leur proximité avec la population et de leur expérience de terrain. Comment s’articule alors l’action associative vis-à-vis de l’Etat au Maroc ? Et dans quelle mesure est-elle reconnue et véhiculée par les médias nationaux, qui sont peu nombreux à en relater le véritable impact sociétal ?

Politique – Realpolitik, a-t-on encore besoin des partis ?

Le Maroc des années deux mille a décidé d’embrasser le pragmatisme politique et de parler le langage de l’efficience économique : Les chantiers se multiplient, et voilà tous les politiques qui scandent les mêmes slogans : Les repères classiques (libéralisme, socialisme, progressisme, etc.) sont tous brouillés, au profit d’un pragmatisme érigé en doctrine d’Etat. Faut-il s’en réjouir ? Dès lors, aurait-on encore besoin des partis politiques ?
A l’heure où une recomposition du champ politique se profile, l’enjeu pour les partis est de redonner vie au jeu démocratique. Y parviendront-ils ? En tout cas, le contexte, notamment à travers le chantier de la régionalisation, y est favorable. Alors, au rebours des démocraties occidentales, le salut des partis marocains viendra-t-il de la démocratie locale ?

Médias – Télévision marocaine : les marocains ne captent plus ?

Tous les ramadans, un sujet déchaine les passions : la grille des programmes de la télévision marocaine. La presse s’enflamme, les politiques montent au créneau et revoilà la sempiternelle question des programmes télévisuels et de leur qualité qui laisserait parfois à désirer !
Pourtant, tout laisse à croire que le paysage audiovisuel marocain connaît un grand dynamisme : fin du monopole étatique en 2002, apparition de nouvelles chaînes qui sont venues enrichir et diversifier l’offre, concurrence des média étrangers, etc.
Mais le mécontentement est là. Quelles sont dès lors les causes de ce désaveu ? La télévisons marocaine a-t-elle faillit à sa mission ? Mais de quelle mission parle-t-on ? Education ? Divertissement ? Reflet d’une population diverse ? Quel rôle la télévision marocaine est-elle amenée à jouer dans le cadre des transformations que vit notre société ? Doit-elle être conservatrice ou avant-gardiste ?

Culture – Nayda : mouvement culturel ou poudre aux yeux ?

Ce qui était encore inimaginable il y a dix ans est devenu aujourd’hui populaire. Sur la chaîne nationale, Bigg galvanise les foules. Les festivals foisonnent : Essaouira a son Woodstock ; à Casablanca, L’boulevard devient le vivier d’une création artistique qui draine les foules. Ainsi, une nouvelle scène musicale émerge et reprend à son compte une tradition contestataire et résolument proche des milieux populaires. Chéri par les médias, Nayda s’est vite mué en véritable mouvement culturel englobant une nouvelle génération de cinéastes, d’artistes en tous genres.
Quelle est la teneur culturelle et artistique véritable de ce mouvement ? Est-il si populaire qu’on le prétend ? Si l’on ne peut contester la sincérité des artistes et leur talent, certains n’y voient qu’une simple supercherie !
Aujourd’hui, certains disent que Nayda s’essouffle. Plus de dix ans après le premier festival L’Boulevard, où est passée la révolution promise ?

Table ronde – Le sésame… Et après ?

30 000 : nombreux sont les étudiants marocains en France. Et encore plus nombreux en Europe et ailleurs dans le monde. Mais si la quête de diplômes prestigieux et internationaux pousse autant de bacheliers à quitter le pays, il en est tout autrement quand, quelques années plus tard, le diplôme en main, se profile le chemin du retour. Et La question alors se pose : “Rentrer ou ne pas rentrer ?” Entre opportunités de carrière, mobilité internationale, compétitivité des salaires, niveau de vie, méritocratie, etc. que faire, au final ? Cette table ronde se veut réunir un panel de jeunes diplômés en France, aux parcours différents et variés, pour partager leurs expériences avec vous. Certains sont rentrés au Maroc, d’autres non ; ils seront là pour faire une esquisse du monde du travail, vous livrer des leçons que la vie professionnelle leur a apprises, et vous aider à répondre à cette difficile question.

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